Une nouvelle polémique secoue le monde du football international. Les présidents de la FIFA et de l’UEFA sont visés par une plainte déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) pour « complicité de crimes de guerre » et « complicité de crimes contre l’humanité ».
📌 Une plainte portée par des organisations pro-palestiniennes
Le 16 février 2026, plusieurs organisations de soutien à la Palestine ont officiellement saisi le Bureau du Procureur de la CPI. La plainte cible directement :
Gianni Infantino, président de la FIFA
Aleksander Ceferin, président de l’UEFA
Les plaignants affirment avoir transmis un dossier détaillé de 120 pages. Parmi eux figurent des footballeurs palestiniens, des clubs locaux, des propriétaires fonciers ainsi que plusieurs organisations internationales de défense des droits humains.
⚽ Ce qui est reproché aux instances du football
Selon les requérants, la FIFA et l’UEFA autorisent des clubs israéliens situés dans des colonies en territoires palestiniens occupés à :
Participer aux championnats organisés par la Fédération israélienne de football
Disputer des matchs sur des terrains considérés comme « saisis »
Bénéficier d’un soutien financier et structurel
Participer à certaines compétitions européennes
Les organisations estiment que cette situation « normalise » la présence des colonies et contribue indirectement à la légitimation de l’occupation.
Elles invoquent notamment l’article 8 du Statut de Rome, texte fondateur de la CPI, qui traite des crimes de guerre liés au transfert de population civile vers des territoires occupés.
🌍 Un contexte juridique et diplomatique sensible
En juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) avait estimé que l’occupation et la colonisation israélienne en Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, étaient contraires au droit international.
En octobre 2024, un rapporteur spécial des Nations unies avait également adressé une lettre à la FIFA pour exprimer ses inquiétudes concernant la participation de clubs basés dans les colonies aux compétitions officielles.
🗣️ La réaction de l’UEFA
L’UEFA a rejeté ces accusations, qualifiant la plainte de « sensationnaliste et infondée ». L’instance affirme défendre « le sport et l’humanité, et non la politique ».
De son côté, la FIFA n’a pas encore communiqué officiellement sur cette procédure.
🔎 Et maintenant ?
Le Bureau du Procureur de la CPI doit procéder à un examen préliminaire pour déterminer si les éléments présentés justifient l’ouverture d’une enquête formelle.
Cette affaire pourrait marquer un tournant majeur dans les relations entre sport international et droit international humanitaire, posant une question sensible : jusqu’où les instances sportives peuvent-elles rester neutres face aux enjeux géopolitiques ?


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