À Bukavu et Goma, dans l’est de la RDC, de petits commerçants et vendeurs ambulants dénoncent une taxe d’assainissement imposée par les autorités de l’AFC/M23, qualifiée de « confiscatoire » et appliquée sans concertation. Chaque parasol est taxé 1 500 FC par semaine, chaque porte commerciale 9 000 FC. Restaurants, dépôts ou boutiques, petits et grands commerces sont concernés.
La population reconnaît l’importance de l’assainissement urbain, mais estime que ces montants mettent en péril la survie économique de nombreux acteurs locaux, déjà fragilisés par la crise économique et la baisse du pouvoir d’achat. Plusieurs commerçants alertent : « Cette taxe risque de provoquer la fermeture massive de commerces et d’aggraver la précarité sociale. »
Les habitants appellent à une approche participative : « Les libérateurs ne s’imposent pas, ils s’asseyent, collaborent et vérifient sur le terrain », affirment-ils.
Selon des témoins, des démarches auprès des autorités locales ont été ignorées, qui ont insisté sur le caractère obligatoire de la taxe, sommant les récalcitrants de fermer leurs établissements.
Cette controverse met en lumière les tensions entre gouvernance autoritaire et acceptabilité sociale dans une région déjà marquée par des défis sécuritaires et économiques persistants.
Les observateurs avertissent que l’absence de dialogue pourrait accroître la frustration et provoquer des mouvements sociaux dans les jours à venir.













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