BUKAVU7 – Kinshasa, février 2026
Alors que les États-Unis multiplient les initiatives pour sécuriser leur approvisionnement en minerais stratégiques, la République démocratique du Congo (RDC) se retrouve au cœur d’un jeu géopolitique intense. Le lithium, le cobalt et le cuivre congolais attisent les convoitises, notamment dans le cadre du Partenariat pour la sécurité des minerais (MSP), lancé par Washington.
Mais derrière les promesses d’investissements et de coopération, une inquiétude grandit : celle d’un bradage des ressources nationales. Plusieurs voix s’élèvent, dénonçant des accords opaques et une diplomatie minière qui pourrait fragiliser la souveraineté économique du pays.
Le gouvernement congolais, tout en affichant sa volonté de moderniser le secteur minier, peine à rassurer sur la transparence des négociations. Des ONG locales et des experts alertent sur le risque d’une dépendance accrue à des puissances étrangères, au détriment du développement local et de la justice sociale.
Dans les provinces minières, les populations attendent des retombées concrètes. Mais sur le terrain, les conditions de travail restent précaires, et les bénéfices de l’exploitation échappent souvent aux communautés.
La RDC, géant minier aux pieds d’argile, est-elle en train de céder ses richesses sans garanties ?
La question mérite d’être posée, alors que les enjeux énergétiques mondiaux redessinent les cartes du pouvoir.












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